Les Responsables politiques français, de gauche comme de droite, sont d'accord sur l'opération Sangaris en Centrafrique. Ils diffèrent dans les éléments de langage pour en déterminer la durée et le contenu.
Pour la durée, on sait toujours la date et l'heure auxquelles on décide de lancer une guerre, mais jamais le jour et l'heure de la fin. La situation du terrain, les difficultés de la mission, les moyens engagés, les résultats atteints par rapport à l'objectif poursuivi détermineront la fin de cette intervention française et des troupes africaines. Le désarmement est une opération complexe et longue, notamment sur un territoire plus étendue que la France ! Il faudra patrouiller dans tous les villages du pays, et détecter toutes les caches d'armes en surface et dans le sous-sol.
Gérard Longuet, Bernard Kouchner, Ségolène Royal et d'autres personnalités qui se sont exprimés disent la même chose avec des mots différents. Oui, l'Europe de la Défense prouve son inexistence et la France doit mobiliser ses ressources pour commencer l'opération. En espérant qu'à défaut de contribuer dans la formation des troupes, l'Europe sera au rendez-vous financier pour soutenir énergiquement l'opération, depuis l'arrivée des troupes jusqu'à la reconstruction économique, politique, social et institutionnel de la Centrafrique. Ce contenu est ambitieux, mais c'est la condition pour en finir avec des rébellions en Centrafrique.
En attendant, l'Union européenne et l'Union africaine ont le devoir de repenser leurs moyens militaires et financiers d'intervention pour arrêter les conflits auprès de leurs partenaires.

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