La situation en Centrafrique se complique par les Africains eux-mêmes. Les troupes Séléka, majoritairement...
24 déc. 2013La situation en Centrafrique se complique par les Africains eux-mêmes. Les troupes Séléka, majoritairement constituées d'éléments musulmans venus des pays voisins de Centrafrique, Tchad et Soudan pour l'essentiel, se mettent sous la protection de l'Exécutif de transition et des 850 hommes des troupes du Tchad composant la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Les troupes burundaises de la Misma en Centrafrique viennent d'en subir les premières conséquences des collusions entre la Séléka et les troupes du Tchad. La transition en l'état ne peut donc pas se poursuivre en toute sérénité. Il faudrait donc :
1- renforcer les capacités militaires (effectif des troupes, moyens d'observation, coordination avec les troupes de la Misca, etc.) sur le terrain.
2- Renforcer la présence française et européenne à 3000 hommes opérationnels sur le terrain.
3- Préparer une résolution des Nations unies organisant l'administration de la Centrafrique vers une transition apaisée avec une supervision internationale de l'ONU.
4- Prévoir une élection écartant l'Exécutif actuel et d'autres personnalités reconnues dans l'implication des massacres en Centrafrique.
5- Maintenir les troupes internationales d'au-moins 10.000 hommes "opérationnels" (3.000 Européens + 7.000 africains) en Centrafrique pour assurer la transition sous l'égide et la supervision des Nations unies, puis pour porter la nouvelle Centrafrique issue des élections, pour une période qui ne peut être inférieure à 5 années.
La Centrafrique n'avait jamais connu de conflits interconfessionnels. Le conflit actuel entre Chrétiens et Musulmans n'est qu'un instrumentalisation de l'Exécutif actuel de transition et des Rebelles de la Séléka pour mener une politique de la "terre brûlée" en Centrafrique où ils ont perdu toute crédibilité. La Communuaté internationale ne doit nullement prendre en compte ces manipulations médiatique pour torpiller l'actions de pacification et de sécurisation du pays par les troupes françaises, européennes et africaines.