L'élection présidentielle, après les élections communales et législatives, vient de s'achever au Burundi. L'exercice de la démocratie est mis à l'épreuve... C'est l'un des pays les plus pauvres du monde avec ses 10 millions de Burundais. Faut-il sanctionner le Burundi et les Burundais pour le "forcing électoral" du président Pierre Nkurunziza ? L'opposition qui a boycotté les élections doit-elle mener l'offensive par les armes pour obtenir ce qu'elle n'a pas pu obtenir par les urnes ? Faut-il combattre le président Pierre Nkurunziza et son gouvernement par les armes et détruire ce qui reste encore du Burundi ? À ces 3 questions, MA RÉPONSE EST RÉSOLUMENT NON !
Les Burundais auraient dû anticiper cette élection et mettre en débat leur texte constitutionnel pour le clarifier. Pendant 10 ans, ils ne l'ont pas fait !!! Nos amis intellectuels et les juristes burundais auraient dû se saisir de tout le texte constitutionnel, l'analyser et le sortir dans un débat public... Pendant 10 ans, ils s'en sont accommodé et ne l'ont pas fait. Doit-on attendre le salut par les puissances occidentales parce qu'elles versent quelques dollars ou quelques euros pour la survie des nations africaines ? Faut-il que les Africains s'entre-tuent pour faire respecter leurs propres textes de lois ? Africains, il est temps de vous réveiller et de réfléchir un peu... Quel est le véritable enjeu du Burundi ? Sortir de la misère et de la pauvreté pour 10 millions de Burundais. Est-ce par une nouvelle guerre civile que le Burundi y parviendra ? ASSURÉMENT, NON. Qu'est-ce qu'un mandat de 5 ans dans la vie d'une nation ? Amis Burundais, ce n'est pas parce que les Occidentaux soutiennent qu'il faut une lutte armée pour arracher le pouvoir, qu'il faut les écouter. Ils ont aussi leurs intérêts économiques à défendre. Les armes rapportent à leurs fabricants et à leurs multiples réseaux de vente ! Moi, mes yeux se tournent vers les vertes collines des provinces de ce beau pays et se posent sur chacun de 10 millions de Burundais... J'ai mal à leurs souffrances, très mal pour eux ! Ce sont mes parents, mes frères, mes sœurs et mes enfants. Faisons tout, tous ensemble, pour les sortir de la pauvreté et offrons-leur une vie DIGNE. Et non, une nouvelle guerre civile. Je vous remercie. Emmanuel Nkunzumwami

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