Alain Juppé exprime son indignation contre de "vieilles théories de l'inégalité des races" défendues dans les milieux du FN, dont Sophie Montel, candidate FN à l'élection législative partielle dans le Doubs. Je suis tout à fait d'accord. Mais, est-ce qu'on peut combattre les idées de type nazi en les faisant taire ? A droite comme à gauche, on doit ouvrir les débats argumentés pour combattre les hérésies doctrinaires du FN dans tous les domaines. Eclairer les électeurs sur les fondements du FN.
Nous admettons que le FN est un parti politique légal. Il a de ce fait le droit de se présenter aux élections. Et s'il les gagne, ce n'est pas la faute à ses électeurs, mais à ceux qui se taisent sur les dangers que fait courir ce parti sur les fondations même de la République. Le Front républicain est donc une expression d'incohérence avec des électeurs français dans la République quand ils votent à gauche ou à droite, et les mêmes électeurs sortent de la République, tout en restant en France, quand ils votent pour le FN ! Les politiques doivent être clairs dans leurs positions, défendre ouvertement leurs visions pour la France, aller à la rencontre des citoyens pour expliquer leurs lignes politiques et morales, assumer leur compréhension du monde pour convaincre les électeurs à se détourner des hérésies du FN. Et ne pas attendre que la maison brûle pour aller taper aux portes des pompiers... La question pour l'UMP, ce n'est plus de dire aux électeurs pour qui ils devraient voter, mais travailler sur ses programmes et l'efficacité de ses idées sur le terrain pour convaincre les électeurs de la préférer au FN. N'est -ce pas une position démocratique que de laisser le peuple choisir librement ses dirigeants par le moyen du vote ? Et de travailler efficacement en amont pour que les électeurs choisissent librement les candidats UMP ou PS très largement devant le FN ? Pour le second tour, expliquer aux citoyens les dangers du vite FN et les laisser ensuite libre de se déterminer...

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