Il y a des règles implicites pour faire carrière en France. Etre membre d'un grand parti de gouvernement, militer pour obtenir un poste de visibilité au sein du parti, devenir ministre. A ce stade, trois voies soffrent : 1°- tout faire pour rester ministre ou si possible devenir Premier ministre. A droite et à gauche, les cas de personnalité ayant joué cette carte sont nombreux. 2°- jouer la visibilité internationale pour se faire remarquer. Aussi, sans nécessairement présenter un bilan professionnel de réussites, l'on peut se faire propulser dans les instances dirigeantes des organisations internationales. 3°- pour les plus modestes, ou  qui ne correspondent pas tout à fait à la culture locale (d'autres disent n'appartenant pas au corps social historique - c'est à dire "blancs de souche") se font aider pour garder un mandat électif.
Dans tout ce parcours, personne ne demande le niveau de compétences ou des réalisations probantes... Il n'y a que des troublions qui sont sortis par la mauvaise porte : Jean-Pierre Chevènement, hier et Arnaud Montebourg, aujourd'hui. Etre encore une puissance parmi les petites puissances, cela aide... quand la France veut, l'Europe fait et le monde regarde le dossier.

Retour à l'accueil