LES SITUATIONS SOCIOECONOMIQUES, LE DECROCHAGE SCOLAIRE ET LE CHÔMAGE DES JEUNES EN EUROPE AU DEBUT DE 2013 (3)

Publié le par Nouvelle Dynamique

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IV.             Quel avenir pour les Jeunes en Union européenne ?

Nous avons commenté les indicateurs socioéconomiques au sein de l’Union européenne au début de cette année 2013 dans des articles précédents. Nous poursuivons notre analyse en nous intéressant spécialement aux Jeunes, quant à leur formation, leur emploi et la situation culturelle de leurs pays d’origine en Europe. Si nous prenons comme porte d’entrée : le chômage des jeunes générations calculé sur les populations des Jeunes de 15 à 24 ans, nous observons d'importantes disparités, notamment au sein des pays de la zone euro. Mais, dressons d'abord le premier constat : la part des jeunes de moins de 15 ans (donc en situation d’éducation scolaire) et qui vont bientôt alimenter les tranches très délicates de 15 à 24 ans, représente une proportion très honorable en Europe. Nous constatons que de nombreux pays présenter un taux de renouvellement de génération très honorable de plus de 15% de la population. Si nous établissons la moyenne à une proportion de 15,4% correspondant à la situation en zone euro, les Jeunes représentent plus de 15% de la population dans dix pays sur dix-sept de cette zone. De même, trois pays hors de la zone euro (Suède, Royaume-Uni et Danemark) ainsi que la Norvège et l'Islande hors de l'Union européenne, dépassent également la moyenne de la zone euro. La France arrive en deuxième position (avec 18,6%) après l’Irlande (avec 21,6%) et la Norvège (avec 20,7%). Cependant, de nombreux pays se retrouvent entre 15% et 18%.  Les pays en voie de vieillissement manifeste seraient donc ceux dont la proportion des Jeunes de moins de 15 ans est inférieure ou égale à 14%, tels que l’Italie (14%), la Bulgarie (13,4) et l’Allemagne (13,2%) qui présentent le taux de renouvellement le plus faible de l’Union européenne.

 

Mais la situation la plus préoccupante est le chômage des jeunes entre 15 ans et 24 ans. La moyenne de la zone euro se situe à 24% de ces Jeunes au chômage. Les pays en situation très difficile se placent alors au-dessus de 25% de ce taux de chômage des Jeunes. Ce sont principalement les pays de l’Europe du sud frappés par la crise au sein de la zone euro : Grèce, Espagne, Portugal, Italie, Slovaquie, Chypre, Irlande et France. Hors de la zone euro, la situation aussi dégradée se trouve en Hongrie, en Bulgarie et en Pologne ; ces trois derniers pays se situent néanmoins juste derrière l’Irlande et avant la France dans le classement européen. L’on peut rapprocher le chômage des Jeunes avec le décrochage scolaire dans de nombreux pays, notamment au sein de la zone euro. Aussi au sein de la zone euro : en Espagne, au Portugal et en Italie, tous les indicateurs socioculturels sont au rouge ; le taux de chômage des Jeunes de 15 à 24 ans est le plus élevé, compris entre 37% et 55%, le décrochage scolaire précoce sans aucune qualification est compris entre 21% et 29% chez les garçons (contre une moyenne de la zone euro de 16%) et entre 14% et 21% pour le filles (contre 12% pour la zone euro). Le niveau d’éducation faible des adultes de 25 à 64 ans ayant terminé au-moins les études secondaires avec diplôme est également le plus faible, entre 34% et 56% chez les hommes (contre une moyenne de 70% en zone euro) et entre 41% et 59% chez les femmes (contre une moyenne de 70% en zone euro). Malte suit les mêmes niveaux que ses voisins du sud de l’Europe. Le chômage aussi élevé des Jeunes dans certains pays pourrait trouver une partie de sa solution dans l'intensification des formations professionnelles, puisque tous les Jeunes n'ont pas vocation à effectuer des études générales dans le second degré, ni d'effectuer des études universitaires générales non professionnalisées. L'alternance entre le travail et la formation professionnelle, ainsi que l'apprentissage des Jeunes auprès des Séniors pour s'intégrer dans le monde du travail seraient des offres à généraliser dans les pays en forte crise de chômage des Jeunes. Il y a donc une relation de cause à effet entre le faible niveau de qualification des parents, les décrochages scolaires précoces des Jeunes et le taux de chômage très élevé des Jeunes. Un élément positif apparaît cependant : les femmes sont de plus en plus éduquées, et commencent à dépasser les hommes dans de nombreux pays. Les écarts restent néanmoins très significatifs entre les pays à faible niveau de diffusion d’études avec au-moins un diplôme du second degré, autant pour les hommes que pour les femmes.  Ce niveau varie de 34% pour les hommes au Portugal à 95% en Tchéquie. La France se situe à 73% alors que l’Allemagne est à 89% sur cet indicateur. Le retard de la France sur l’Allemagne est donc remarquable dans ce domaine avec un écart de 16 points. Le niveau d’éducation et de qualification varie également pour les femmes du Portugal avec 41% à celles de la Lituanie avec 94%. Sur ce segment, la France est également en retard sur l’Allemagne avec 72% contre l’Allemagne à 84%, soit un écart de 12 points. Le tableau ci-dessous résume la situation dans chaque pays de l’Union européenne.

 

Pays Européens

Structure sociale de la population (en %)

population (18-24 ans) ayant quitté l’école sans qualification avant le second degré

population (25-64 ans) ayant terminé l’enseignement secondaire

Jeunes de moins de 15 ans

Taux de chômage des Jeunes (15-24 ans)

Hommes

(en %)

Femmes

(en %)

Hommes

(en %)

Femmes

(en %)

Grèce

14,4

57,9

13,7

9,1

64,0

67,5

Espagne

15,2

55,2

28,8

20,8

52,7

56,0

Portugal

14,8

38,4

27,1

14,3

34,1

41,0

Italie

14,0

36,9

20,5

14,5

55,7

58,8

Slovaquie

15,4

35,1

6,0

4,6

93,5

90,0

Chypre

16,5

31,8

16,5

7,0

78,5

76,4

Irlande

21,6

29,4

11,2

8,2

71,8

77,4

France

18,6

25,4

13,4

9,8

73,4

71,7

Slovénie

14,3

23,2

5,4

3,2

86,2

83,7

Belgique

17,0

22,0

14,4

9,5

70,7

72,6

Estonie

15,5

19,3

14,0

7,1

87,1

92,3

Finlande

16,5

19,3

9,8

8,1

82,3

87,4

Luxembourg

17,1

18,5

10,7

5,5

80,2

76,3

Malte

14,7

14,5

27,5

17,6

41,0

35,2

Pays-Bas

17,3

9,8

10,2

7,3

74,4

71,9

Autriche

14,5

8,7

7,9

7,3

88,0

78,4

Allemagne

13,2

7,9

11,1

9,8

88,5

84,1

Zone Euro 17

15,4

23,7

15,9

11,7

70,2

69,9

Hongrie

14,5

28,8

12,2

10,7

84,7

79,7

Bulgarie

13,4

28,4

12,1

13,0

81,0

81,0

Pologne

15,1

27,5

7,8

3,5

89,7

89,5

Lettonie

14,3

24,7

14,5

6,2

85,6

92,2

Lituanie

14,9

24,2

8,2

4,6

92,3

94,4

Suède

16,7

24,1

8,5

6,3

81,9

82,9

Roumanie

15,0

22,2

18,0

16,7

79,5

72,4

Royaume-Uni

17,5

20,7

14,6

12,4

79,4

76,4

Tchéquie

14,7

19,3

6,1

4,9

94,8

90,0

Danemark

17,7

14,2

10,8

7,4

77,7

78,1

Union européenne 27

15,6

23,2

14,5

11,0

74,7

73,7

Islande

20,7

11,1

23,6

16,5

72,7

69,3

Norvège

18,5

9,6

17,6

11,9

82,0

82,2

Suisse

15,0

 

5,7

5,3

89,0

83,6

 

 

V. De nouvelles problématiques se présentent à l'Europe :

 

Les difficultés démographiques de l’Europe tendant à faire baisser à long terme le nombre d’habitants globalement au sein de l’Union européenne sont bien réelles. L’on peut considérer alors que la démographie européenne est déséquilibrée au profit des séniors. Dans 7 pays sur les 17 de la zone euro et dans 5 pays des 10 hors de la zone euro, la part des Séniors de 65 ans et plus dans la population est supérieure de plus de 2 points à la part des Jeunes de moins de 15 ans. Par ailleurs, l’espérance de vie dans ces pays étant en moyenne supérieure à 80 ans (65 ans + 15 ans) , le renouvellement des générations n’est plus assuré. Il convient de noter également que le taux de fécondité, calculé sur les femmes en âge de procréer entre 15 ans et 49 ans, est très faible et ne permet pas le rattrapage par des naissances plus importantes (sauf en Suède où ce taux est de 1,9 et en Lituanie où il atteint 1,8).  Les spécialistes considèrent que cette partie, rapidement vieillissante de l’Europe, devrait retrouver une stabilisation de la population, puis une faible croissance de celle-ci au-delà de 2 enfants par femme. Ce taux n’est atteint aujourd’hui que par l’Irlande (2,1), la France (2,0) et le Royaume-Uni (2,0) en 2012 au sein de l’Union européenne et par l’Islande, hors de l’Union. Nous remarquons que seul quatre pays de la zone euro (Luxembourg, Chypre, Slovaquie et Irlande) parviennent à afficher une population des Jeunes de moins de 15 ans supérieure d’au-moins 2 points celle des Séniors de 65 ans et plus. Mais leur poids démographique en Europe est trop faible pour rééquilibrer la démographie de l’ensemble. Le renouvellement des générations étant très faible pour de douze pays (sur les 27) de l’Union européenne dont les taux de fécondité sont inférieurs à 1,8 enfants par femme en âge de procréer, mais l’espérance de vie moyenne étant supérieure à 80 ans, les pays européens sont confrontés aux difficultés d’assurer le financement des pensions de retraite, de la dépendance des populations de plus en plus âgées et du dépeuplement (notamment en zones rurales partout en Europe). L’une des solutions immédiates est le renforcement de l’immigration en provenance des pays surpeuplés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine ; cette immigration devrait majoritairement se composer des populations de 20 ans à 45 ans.  Dès lors, elles constituent une force de travail immédiate, un rééquilibrage de la population globale et elle pourra contribuer à l’amélioration du taux de fécondité à travers des politiques familiales volontaristes mais encadrées. Mais les populations latino-américaines migrant massivement vers les États-Unis et le Canada plus proches, les Asiatiques étant culturellement et en majorité plus éloignés de l’Europe, il reste une immigration d’Europe centrale et orientale, des pays méditerranéens et de l’Afrique subsaharienne. L’immigration n’est donc pas un problème, mais une solution pour l’Europe, à condition que celle-ci accepte d’accueillir de nouvelles populations et de les intégrer dans son système économique, social et culturel.

 


  

Conclusion

Les difficultés économiques et sociales en Europe sont aggravées pas les réformes de structure insuffisantes dans de nombreux pays. Au sein de la zone euro, les différences s’accroissent entre les pays situés au nord et à l’est de la France d’une part, et les pays situés au sud, d'autre part. Selon les capacités et la vitesse à se réformer en profondeur, la France peut ainsi basculer dans la partie sud ou rester dans l’Europe du nord. Deuxième puissance économique et démographique de l’Union européenne derrière l’Allemagne, la position de la France en Europe n’est pas neutre, et l’harmonisation sociale souhaitable en Europe peut en dépendre étroitement. Pour retrouver la confiance des peuples dans des pays dont la crise a révélé les fortes fragilités dans les politiques publiques de gestion, les réformes en profondeur deviennent indispensables et urgentes, notamment dans les pays de l’Europe du sud. Les freins de l’harmonisation économique et sociale se trouvent également dans les niveaux d’éducation au sein des Etats. Non seulement certains pays cumulent le chômage des Jeunes avec le niveau de décrochage scolaire très élevé et un environnement culturel faible, mais également l’Europe devrait s’attacher à l’harmonisation scolaire pour normaliser les contenus de l'éducation et des formations professionnelles adaptées. Il ne suffit donc pas de détenir un diplôme d’enseignement de fin d’études secondaires (ou de l’enseignement supérieur), mais il faudrait également évaluer l’offre des contenus d’éducation scolaire, ainsi des adaptations des formations technologiques et professionnelles revalorisées correspondant aux réalités économiques et aux offres d'emploi. Enfin, pour prévenir la montée du chômage et sa persistance, les pays de la zone euro pourraient se rapprocher des pays dont le niveau de chômage des Jeunes est inférieur à 10% pour échanger sur les bonnes pratiques : les Pays-Bas (9,8%),l'Autriche (8,7%)l'Allemagne (7,9%) et la Norvège (9,6%) pourraient utilement apporter leurs expériences. Dans tous les cas, la lutte contre le chômage des Jeunes passe par l'offre d’éducation et de formation professionnelle solide, le combat contre les décrochages précoces sans qualification et par l’élévation générale du niveau de formation des adultes. Ces bagages sont indispensables pour armer les Jeunes européens dans la rude bataille de la mondialisation.

Emmanuel Nkunzumwami

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Yves Leclercq 11/05/2013 18:14


Nous sommes unis par le même désir. Mais selon mon expérience, la réussite est avant tout individuelle. Il y a égalité des chances, mais il faut la saisir, il faut faire un effort pour réaliser
son projet. À l'école, l'enseignant demande à l'élève de se rapprocher de sa propre image. Il s'offre comme modèle, de bonne foi. Ceux qui s'en détournent sont rejetés.

Yves Leclercq 11/05/2013 16:07


J'ajoute que les sociétés ne les maintiennent pas dans cet état de marginalisation. Elles n'ont simplement rien à leur offrir de valable.

Nouvelle Dynamique 11/05/2013 17:53



Je pense que la société doit au-moins offrir "les voies de l'espoir..." et préparer toutes les conditions pour que chacun trouve sa propre voie !


Je cois que les Socialistes vont nous ramener des théories aussi fausses que dangereuses de "partage du travail *" ! que nous avons déjà récusées et que même les économistes sérieux de la gauche
ont déconseillé. Après un an, nous ne voyons toujours pas la direction...


(*) notamment Elie Cohen, dans une émission à la TV, qui expliquait à juste titre que la notion de partage du travail n'existe pas en économie !



Yves Leclercq 11/05/2013 16:05


Le problème, c'est que nous chosifions les jeunes, ne les voyons que comme une matière première brute, qu'il faut transformer. Ils sont pour la plupart très passifs, ils ne revendiquent pas qu'on
"leur mette la pression" pour qu'ils s'intègrent dans un monde dont ils n'ont pas entendu, ou voulu entendre, parler. Il y a une énorme responsabilité de l'Éducation Nationale et son refus du
monde réel. J'ai vu il y a quelques mois une émission de LCP sur les jeunes des cités qui s'en sortent en créant des entreprises de commerce ou de services. Tous disaient qu'ils n'avaient jamais
reçu d'encouragements de la part de leurs enseignants, qui, au contraire, leur renvoyaient une image de nullité. Je crois que, malheureusement, tous ces jeunes devront, soit murir tout seuls et
trouver une solution pour pouvoir vivre en couple, soit attendre le retour du pragmatisme au pouvoir. Pour le moment, c'est le dogmatisme. L'UMP semble s'être saisie de ce problème de manière
active. Ça m'a paru étrange d'abord, mais je me demande si ce n'est pas un beau coup, finalement. Ça fait hurler les socs, en attendant! 

Nouvelle Dynamique 11/05/2013 17:46



Cher Yves, je pense que lorsque nous regardons tous les Jeunes autour de nous comme nos propres enfants ou petits-enfants, nous épouvons le besoin de les aider à réussir leur avenir selon leurs
propres voeux ! Bien entendu, à ceux qui ne demandent rien, nous ne pouvons rien offrir... mais je crois que parmi ceux-là, il y en a qui ne savent pas ce qu'il faudrait demander ! Notre devoir
dans la société n'est-il pas de susciter l'intérêt et l'enthousiasme des Jeunes à se projeter dans l'avenir ? L'initiative de l'UMP de contribuer à la réussite des Jeunes qui le souhaitent par le
soutien scolaire est une excellente initiative pour moi... J'ai toujours considéré que c'est un tort pour les Politiques de ne s'intéresser aux Citoyens que pour leur demander leur vote et les
cotisations pour les adhérents aux partis, et éventuellement les inviter aux meetings pour les applaudir ! Mais que faisons-nous pour eux en dehors de ces moments ? Partager les moments de
convivialité et de fête, aider les enfants à réussir leurs parcours scolaires et professionnels devraient s'inscrire dans les devoirs des partis politiques. Tant mieux si l'UMP s'y engage
aujourd'hui. Au cours de la réforme des universités, j'ai rencontré les Professeurs d'université qui considéraient cette réforme comme "une horreur" des capitalistes, ceux qui veulent détourner
l'univerité des ses "missions culturelles" ! Mais, se sont-ils posé la question de ce "que deviennent les étudiants sortis de leurs universités" ? La France ne peut pas compter que sur les 8% à
10% des diplômés des Grandes Ecoles et des formations professionnalisées pour faire tourner son économie dans la rude compétition mondiale ! Nous avons besoin d'un grand nombre de Jeunes, de
toutes formations, qui ont envie de faire réussir ce pays ! Aider ceux qui éprouvent quelques difficultés à avancer, mais libérer les énergies de ceux qui veulent créer, innnover, produire, se
battre sur les marchés internationaux, là où nous avons de très grandes faiblesses... Je partage votre observation : " je crois que,
malheureusement, tous ces jeunes devront, soit murir tout seuls et trouver une solution [...], soit attendre le retour du pragmatisme au pouvoir. Pour le moment, c'est le dogmatisme". Et le
dogmatisme peut conduire le pays à la ruine... Mlahreusement !



Yves Leclercq 11/05/2013 07:02


Cher Emmanuel,


Comme toujours, vos analyses sont exhaustives et fouillées, mais il s'en dégage que les réformes des états sont le facteur unique d'une possible amélioration. On sait que les démocraties ont une
particulière inertie, dès qu'il s'agit de réformes douloureuses. Les états autoritaires ne font pas forcément mieux, et l'autorité n'est pas la solution. Mon observation des jeunes me montre
qu'ils ne sont pas, individuellement, adaptés à le situation qu'ils rencontrent. Ils ne possèdent pas de système D, comme on disait autrefois.
On imagine mal notre Éducation Nationale former des troupes de boys-scouts, dont raffolait encore ma génération. Heureusement pour eux, la situation de Tanguy est encore, souvent et longtemps,
possible. Mais c'est une situation qui n'est pas évaluable, et qui est sans avenir. Les corporations intégrées dans le système socio-économique redoutent cette débrouillardise sans règles et sans
charges qui viendrait brouter le peu d'herbe* qui leur reste.


*L'ordinaire, pas celle qu'on appelle métaphoriquement ainsi!

Nouvelle Dynamique 11/05/2013 15:35



Merci cher Yves pour vos observations toujours très riches. La situation de nos Jeunes devrait être la principale préoccupation de nos Politiques. Nos sociétés ne pourront pas les maintenir
longtemps hors des circuits productifs, d'investissement et de consommation, car nous courrions les risques des explositons sociales et nous alimenterions les votes des extrêmes populistes qui
proposent des "chimères" à des électeurs fragilisés, découragés et désespérés. Nous devons alors ouvrir nos portes et fenêtres pour insérer nos Jeunes (formations professionnelles, alternaces,
apprentissage, emplois à temps partiels, etc.). Mais en France et dans de nombreux pays du sud, nous nous sommes créé un autre front du chômage des Séniors. Il avait été bloqué au cours du
dernier quinquennat et il reprend aujourd'hui son ascension dans les tranches des populations de plus de 50 ans ! Mais notre réforme du système des retraites préconise de les reprendre après leur
62ème anniversaire ! Vous vous imaginez les drames dans les familles de nos quincagénaires sortis précocément du monde du travail, mis au chômage, puis arrivant en fin de droits !!! Certains
Politiques de gauche proposent de revenir à 60 ans pour l'âge de la retraite, tout en reconnaissant que nous n'avons pas les moyes de payer des pensions de retraite... C'est très irresponsable
!!! Il faut donc réformer l'accès à l'emploi pour les Jeunes et reprendre les politiques d'emploi des Séniors du quinquennat précédent ! Sûrement que la réforme fiscale serait au centre du
dispositif... mais alors il faut faire vite car la maison brûle !!! Bien amicalement à vous.