LA FRANCE DANS LA CRISE DE LA MONDIALISATION

Publié le par Nouvelle Dynamique

IMG029-1.jpgIl convient de remarquer que les pays émergents non européens, y compris la Turquie, représentent 78% de la population des 36 principales économies mondiales et que la France n’y représente que 1,3% de cette population.

 

I.                 Les autres comparaisons internationales

La crise économique déclenchée au cours de l’été 2007 et qui a ébranlé tous les pays du monde a été très durement ressenti dans les principaux pays industrialisés historiques occidentaux. Aujourd’hui, les Etats-Unis présentent un endettement de 12 520 milliards de dollars, soit 85% de son PIB de 2010 et un déficit budgétaire de 1701 milliards de dollars, soit 12% de son PIB. En juin 2010, avec un endettement de 1650 milliards d’euros, la France est au même ratio de 85% que les Etats-Unis et n’apparaît qu’au 19ème rang mondial des pays endettés. Son déficit budgétaire prévu à 104 milliards d’euros en 2009 et à 92 milliards d’euros en 2011 est en nette diminution. Ce n’est donc pas catastrophique pour un pays d’une puissance de 2550 milliards de dollars de PIB, d’autant que le pays dispose encore des capacités industrielles, de recherche et de savoir-faire pour se redresser. En tendance actuelle, le FMI projette à l’horizon 2014 un endettement de 239% pour le Japon ; 132% pour l’Italie ; 112% pour les Etats-Unis ; 100% pour le Royaume-Uni ; 91% pour l’Allemagne ; mais 85% pour la France et 65% pour le Canada.

Depuis que la crise s’est installée à la fin de 2007, la France a agi vite et fort pour prévenir les catastrophes économiques et sociales comme cela atteint actuellement un grand nombre de grands pays. Ainsi entre le début de 2008 et la fin de 2010 : le taux de chômage en Espagne est passé de 8% à 20% après l’éclatement de la bulle immobilière dans ce pays ; environ 4 millions de biens immobiliers (soit 2% des habitations) ont été saisis par les banques pour défaut de paiement des ménages surendettés aux Etats-Unis ; les salaires ont baissé de 12% en Irlande ; le Royaume-Uni a engagé une suppression de 500.000 fonctionnaires (soit 8,3% de fonctionnaires) et des allocations familiales pour les classes moyennes ; le revenu minimum d’insertion (déjà trop faible) a baissé de 20% au Portugal ; en Grèce, les fonctionnaires ont perdu 14,3% de leurs salaires et les pensions de retraite ont diminué de 15% alors que la cure d’austérité pour éviter la faillite de ce pays et ses répercussions sur l’euro ne fait que commencer.

PAYS

PNB en 2006 (en milliards de US$)

Balance Commerciale en 2006 (en G$)

Ratio BC/PNB

PNB en 2009 (en milliards de US$)

Balance Commerciale en 2009 (en G$)

Ratio BC/PNB

Evolution PNB 2009/2006

Evolution Balance Commerciale

Etats-Unis

13 357,8

-802,6

-6,0%

14 044,2

-378,4

-2,7%

5,1%

52,9%

Chine

2 673,0

253,3

9,5%

4 733,6

297,1

6,3%

77,1%

17,3%

Japon

4 486,5

170,5

3,8%

5 250,8

142,2

2,7%

17,0%

-16,6%

Allemagne

2 963,8

189,1

6,4%

3 385,4

168,1

5,0%

14,2%

-11,1%

France

2 288,4

-13,0

-0,6%

2 684,0

-51,9

-1,9%

17,3%

-299,2%

Royaume-Uni

2 452,0

-80,9

-3,3%

2 222,6

-28,7

-1,3%

-9,4%

64,5%

Italie

1 860,3

-47,8

-2,6%

2 081,9

-66,2

-3,2%

11,9%

-38,5%

Canada

1 267,6

31,0

2,4%

1 325,4

-22,6

-1,7%

4,6%

-172,9%

Espagne

1 211,9

-110,9

-9,2%

1 427,0

-80,4

-5,6%

17,7%

27,5%

Brésil

1 066,4

13,6

1,3%

1 485,0

-24,3

-1,6%

39,3%

-278,7%

Russie

961,8

94,7

9,8%

1 207,2

49,5

4,1%

25,5%

-47,7%

Inde

908,3

-9,3

-1,0%

1 181,3

-25,9

-2,2%

30,1%

-178,5%

  

France
(sur 12 mois)

2000

2002

2004

2006

2008

2010

 Mai 2011

Balance Commerciale
 (en Mrds €)

22,7

3,6

-0,23

-29,9

-56,4

-51,6

-63,4

 

Pendant ce temps de crise ayant provoqué l’accroissement de l’endettement et du déficit budgétaire en France, le pays a évité la faillite des banques pour protéger l’épargne en prêtant l’argent aux banques : ces soutiens aux banques, non seulement n'ont rien coûté aux Citoyens Français, mais ils ont rapporté 3 milliards d’euros au budget de l’Etat. Le pays a injecté 18,5 milliards dans les PME pour sauver l’activité de 20.000 à 30.000 entreprises et lancé un plan national de relance avec une enveloppe de 39 milliards d’euros qui a permis de sauvegarder environ 2,7 millions d’emplois. Ainsi le taux de chômage est passé de 7,4% à 9,6% alors qu’il doublait de 5,5% à 10% aux Etats-Unis malgré un plan de relance de plus de 1000 milliards de dollars. Par ailleurs, la France a fait le choix du financement de l’investissement pour préparer l’avenir avec "Le Grand Emprunt" de 35 milliards d’euros dont une part de 20 milliards sera engagée à la fin de 2011 pour le financement de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation industrielle. Sur le plan social, et dans une situation tendue de déficit budgétaire, la France a remis le tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu à 5 millions de foyers fiscaux en 2009, revalorisé les allocations familiales et augmenté le minimum vieillesse de 25% sur 5 ans, réformé le système de retraite par répartition, basé sur la solidarité intergénérationnelle telle que les Actifs de l'année paient les pensions des Retraités et des reversion de la même année, en vue de ne pas baisser les pensions et trouver de nouvelles sources de financement.

Au moment où la crise économique fait encore des blessés sur la voie de sortie, accroît les compétitions entre tous les pays pour l’accès aux ressources industrielles et aux marchés internationaux, la carte du monde se redessine. La croissance des pays industrialisés historiques patine, la démographie de la plupart de ces mêmes pays stagne ou régresse pendant que les pays émergents progressent dans toutes les directions (savoir et savoir-faire, explosion démographique, maîtrise de la production industrielle et de l’innovation technologique, conquête des marchés internationaux, contrôle des marchés des capitaux). La compétition est désormais frontale entre les pays du Sud émergents et les pays du Nord déclinants. Sur le front économique, diplomatique et identitaire, la France possède des atouts qu’elle sous-estime : elle a une longue tradition de relation culturelle avec l’Afrique francophone mais elle a longtemps privilégié les pouvoirs corrompus et inefficients pour mieux les dominer. Sur le front social et politique, les discriminations socio-ethniques continuent : combien de Français "Afro-Européens" (Français Noirs) dans les instances politiques en France, dans les comités de direction des entreprises, dans les évolutions professionnelles... Combien de Noirs sont injustement et lourdement condamnés dans les Tribunaux où la présompton de culpabilité pèse sur eux sans qu'ils soient entendus alors que la France devrait privilégier la présomption d'innocence pour tous les prévenus, combien de Noirs sont relégués dans les quartiers économiquement et socialement fragiles où le taux de chômage approche 45% parmi les Jeunes, combien de Noirs vieillissent au bas niveau de l'échelle sociale dans les emplois malgré les capacités démontrées et les niveaux d'études universitaires ou de grandes Ecoles très élevés !

 Aujourd’hui, la France doit ouvrir les horizons sur l’ensemble du monde et sur l'ensemble de ses habitants pour évoluer dans la mondialisation, accepter et accompagner des évolutions démocratiques en Afrique et dans le reste du monde, s’interdire de décider à la place des Africains ou d'autres peuples qui aspirent à leur libération des dictatures en leur imposant les dirigeants. Sur le territoire national, affirmer ses valeurs et son identité historico-culturelle : la France est une nation indivisible, démocratique, sociale, laïque. Nul ne peut imposer ses désirs, ses choix vestimentaires ou alimentaires, ses traditions propres et ses pratiques publiques du culte, sa foi et ses convictions communautaires à la Nation. Refuser le communautarisme qui divise la nation sur des bases religieuses et sociales, affirmer la reconnaissance des compétences et des valeurs contributives de chacun à la nation en combattant les discriminations socio-ethniques, s’inscrire dans des valeurs économiques sociales-libérales pour récompenser ceux qui travaillent et réussissent, et aider ceux qui éprouvent des difficultés et rencontrent des obstacles dans leur intégration sociale, réguler les redistributions des richesses produites, contrôler l’exécution et l’efficacité des politiques publiques, assurer l'égalité et l'équité de tous les Citoyens de la République devant la Justice rendue au nom du Peuple Français… fondent les valeurs communes de la     Nation Française. Ce sont les avantages compétitifs de la France si elle veut bien les exercer. Dans la compétition mondiale en marche, la nation doit être attractive, accueillante, travailleuse et ferme sur ses valeurs fondamentales pour que chacun y trouve sa juste place et contribue à sa croissance.

Emmanuel Nkunzumwami

Auteur de la Nouvelle Dynamique Politique en France, Editions l’Harmattan

Chroniqueur sur la Radio Africa n°1 et sur France Bleu Picardie. 

Publié dans emmankunz

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Y.L. 19/08/2011 16:13



Il me semble que vous avez ajouté quelques éléments à votre dernier article, portant sur la politique africaine de la France, et la place des africains intégrés dans la population
française. 


Concernant le premier problème, mon souvenir est que les pays africains issus de l'empire colonial français se sont donnés librement des leaders, soit ceux de leurs partis indépendantistes, comme
Sekou Touré en Guinée, soit faisant partie du "paysage politique français" comme Houphouët-Boigny ou Léopold Sedar-Senghor. Plus tard il y a eu des coups d'État militaires qui ont placé la France
devant le choix de les ignorer, ou de se faire une raison. Le principe gaullien de reconnaître des états et non des régimes a déterminé la quasi totalité des choix, celui des états.


Des liens pas seulement politiques entre la France et des dirigeants africains n'ont pas toujours été au mieux de l'intérêt des nouvelles nations.


En ce qui concerne la France et l'intégration politique, sociale et économique de ses citoyens originaires de l'Empire, je partage votre constat, mais je suis perplexe quant aux solutions. Je ne
suis pas effarouché par l'idée d'une discrimination positive, mais elle rencontre beaucoup de résistances de divers côtés. Et ses résultats, ailleurs, ne sont pas probants.


Si j'avais des conseils à donner à des jeunes dans cette situation, et il m'est arrivé de le faire, je leur recommanderais trois voies: la fonction publique, creuset d'intégration sinon parfait,
du moins sûr, les professions libérales, et la création d'entreprise. Quant à la politique, elle exalte les ambitions personnelles, d'une part, elle expose au choix libre et secret de l'électeur,
d'autre part. Les décideurs des investitures sont placés devant le choix risqué du "casse-pipe" pour le candidat, de la perte d'un mandat pour le parti.



Nouvelle Dynamique 20/08/2011 11:50



Bonjour et merci pour cette observation et ces précieux conseils. S'agissant de la politique de la France en Afrique, elle s'est construite sur le pragmatisme du Général de Gaulle mais les bases
de départ n'étaient pas solides en Afrique. Par ailleurs, la "guerre froide" a trouvé son terrain de jeu et les Africains se sont laissé prendre au jeu des idéologies qui les dépassaient ! Et une
petite caste a confisqué le pouvoir et tous les avantages matériels et financiers. 50 ans plus tard, les pays francophones d'Afrique sont toujours sur la ligne de départ.... du
développement. Ainsi qu'un enfant se développe en passant par les 4 pattes, puis tombe en faisant ses premiers pas et enfin se tient debout et court, ainsi la France devrait laisser les
Africains faire leurs propres premiers pas et se déterminer leur propre trajectoire du développement... Et si elle ne le fait pas, les Principaux pays émergents parviennent à convaincre les
dirigeants Africains et à se substituer à l'Occident.


S'agissant de l'intégration des Afro-Français en France, vous avez raison sur les pistes d'évolution. Mais à terme, il faudra que nous sortions de la dichotomie entre "la préférence
ethnique" (selon le détenteur du pouvoir économique, il aurait tendance à préférer les Français de son origine, y compris dans les préférences régionales françaises !) et "la
discrimination positive" qui aurait pour conséquence la suspicion d'incapacité ou d'incompétence au profit des origines socio-ethniques des requérants. Certes, nous devons "donner plus à
ceux qui ont moins" (formule du Président Nicolas Sarkozy) pour l'accès à une bonne éducation pour tous les enfants de la République. Ensuite privilégier "la reconnaissance des
compétences" pour occuper des postes. Dans la mondialisation qui se développe, nous avons besoin des" personnes qui savent faire et qui peuvent faire" car la concurrence ne nous attend
pas. Vous le dites si bien : dans les professions libérales comme dans l'engagement politique, nous nous heurtons aux choix secret de nos "concitoyens" qui se reportent vers tel ou tel homme
(ou femme), non selon ses compétences révélées, mais selon la perception "socio-ethnique" de la prestation. L'ancien ministre Brice Hortefeux était parvenu à faire voter une loi sur le "Label
Diversité" en 2009. Cette loi est passée rapidement aux oubliettes ! Et la France préfère parler de l'égalité "Homme/Femme" et non de "Diversité". A force de fuir discrètement la formation des
"communautés" et éviter d'en parler, celles-ci vont se former progressivement et risqueront de "briser" à terme l'unité de la nation chère à notre constitution.



Y.L. 17/08/2011 06:20



Bravo pour cet "état des lieux" rigoureux, mais pas catastrophiste, en ces temps de "La Faillite, nous voilà", ou de "cassons tout et retournons à la France seule". Vos commentaires des
commentaires mettent le doigt sur nos faiblesses structurelles, et là, "on" ne voit pas le bout du tunnel!



Nouvelle Dynamique 18/08/2011 16:53



Vous avez tout à fait raison : la France seule ne peut pas faire face à la crise en Europe et dans le reste du monde. Le couple "franco-allemand très robuste" est indispensable pour
faire avancer l'Europe et maintenir la solidité de l'économie européenne nécessaire à la survie de l'Euro et des pays "défaillants" de la zone Euro. Tout retour à des monnaies "locales"
nationales serait catastrophique pour chacun des membres de la zone Euro et une décomposition de l'Union Européenne. Cependant, chaque pays individuellement doit être performant pour que
l'ensemble européen soit performant. Mais la France continue d'afficher ses contre-performances structurelles. Peut-être pourrait-on compter sur les nouvelles générations qui n'ont
connu ni les guerres du 20ème siècle, ni la colonisation pour relancer la France dans le monde sur de nouvelles bases saines !



mc 16/08/2011 14:23



La France a une carte à jouer dans le cadre du commerce extérieur de par l'histoire, les afinnités
(langue), et les proximités (Méditerranée). Mais pour les entreprises françaises il
faut




moins d'arrogance




des prix plus compétifs afin de faire face à la
concurrence asiatique. Avoir des marges plus raisonnables




apporter plus de services et notamment plus de
formations techniques. Les coûts des formations professionnelles doivent être au prix coutant ou gratuit dans le cadre d'un marché, et non au prix marché
français.




Aider les pays en apportant la logistique pour la
formation professionnelle, les formateurs, et les équipements.




Traiter les pays africains comme partenaire
économique à part égale




éviter l'interférence politique dans le domaine
des affaires. Séparer le commerce de la politique intérieure des différentes nations. Chaque nation doit ête un état de droit, sans ingérance de l'occident., qui voit jusque maintenant les
intérêts géo-politiques, ressources.




Aider les sociétés exportatrices. (Rôle des
banques et des chambres de commerce).




 


 


Pour être plus compétitive, la France doit réapprendre
à travailler. Plus de travail, plus de solidarité, moins d'assistanat.


 


 


 


La France est une nation indivisible :
oui.


Mais pour continuer dans ce sens, il faut aussi moins
de politique « marketing »... ou « communication ».... Car à force de médiatiser certains événements, de cibler certaines communautés, on arrive à un effet
contraire.


Qu'il y ait un respect pour tous les corps de
métier.


Intellectuels, gestionnaires, fnanciers, fonctionnaires, ouvriers : chacun à son rôle à jouer dans la société, et que chacun
soit récompensé à sa juste valeur et qu'il n'y ait pas de traitement de faveur. Tout travail est difficile, tout travail a ses contraintes. Et pour un meilleur respect des différents corps de
métier, des échanges ou des stages devraient être organisées au sein des différentes corporations. Cela éviterait une France à 2 vitesses ....



Nouvelle Dynamique 20/08/2011 10:32



Bonjour MC. J'apprécie beaucoup votre perception de la France à l'Etranger et le retour que le Etrangers nous renvoient de l'image de la France. Un certain comportement "colonial" résiste aux
évolution du monde et constitue sans conteste un des freins à l'intégration de la France dans la mondialisation : un grand pays qui avait tant de cartes à jouer pour la régulation de cette
mondialisation prend de plus en plus de positions défensives... On sent bien que vous maîtrisez les problèmes de la France à l'Export en tant qu'acteur et que vous
connaissez bien l'environnement du commerce international.... Selon vous, nous devons alors faire attention à la rupture des digues de la défense ! Car la défaite ne serait pas
loin au profit de nos principaux partenaires !


Ensuite vous nous donnez une bonne recommandation à la fin de votre commentaire : "Qu'il y ait un respect pour tous les corps de métier. Intellectuels, gestionnaires, fnanciers, fonctionnaires, ouvriers : chacun à son rôle à jouer dans la société, et que chacun soit récompensé à sa
juste valeur et qu'il n'y ait pas de traitement de faveur. Tout travail est difficile, tout travail a ses contraintes. Et pour un meilleur respect des différents corps de métier, des échanges ou
des stages devraient être organisées au sein des différentes corporations" à laquelle je souscris. Cela va également
pour le respect des tailles d'entreprises... mais il nous faut également porter "l'ambition bien faire chacun son métier dans le respect de la qualité des produtis et du service" et 
"l'ambition de grandir"...



regine 15/08/2011 21:37



JE NE COMPRENDS AS POURQUOI LA BALANCE COMMERCIALE SUBIT UNE TELLE CHUTE: EST CE LA MONAIE EURO QUI EN EST LA CAUSE?


On peut voir selon le  tableau ci dessus que la BC est descendue progressivement dès 2002, alors qu'avant l'euro en 2001 , tout allait bien!! 


Oui il serait urgent que la France s'interesse de près au continent africain, pas seulement par le biais des ONG (qui ne sont pas toujours efficaces et surtout gaspille l'argent quand il y en a,
mais par des opérations de développement et d'accompagnement de ces pays, avec bien sûr le contrôle à postériori des actions menées et surtout agir avec fermeté avec ses acteurs.


la Chine et l INde ont véritablement mis un pied en Afrique en amenant les capitaux  (dont une partie vient de l'Europe et la France!!!)


je trouve que la France manque de courage face aux différentes corruptions...  elle est trop laxiste: pourquoi ? est elle corrompue elle même ?



Nouvelle Dynamique 16/08/2011 14:19



Bonjour et merci pour votre commentaire. Il serait inexact d'imputer la contre-performance de la balance commerciale française déficitaire depuis 2003 à l'Euro. Nos voisin de l'Euroland,
Allemagne et Pays-Bas, ainsi que la Suède et la Finlande ne connaissent pas ce déficit et entre 2003 et 2010, l'Allemagne est restée la première puissance exportatrice dans le monde avec des
excédents commerciaux au-delà de 170 milliards d'Euros en 2010. Rappelons que l'Allemagne compte 82 millions d'habitants quand la France héberge 63 millions. Dans ces proportions de ressources
humaines, la France aurait dû présenter au-moins 100 milliards d'excédents en 2010 par rapport à l'Allemagne. La raison n'est donc pas dans l'Euro (qui serait trop fort pour les Français, et
équilibré pour les Allemands et les autres pays de la Zone Euro !). La contre-performance est à rechercher dans la structure économique et industrielle de la France : Quelques
multinationales, peu d'entreprises moyennes, et trop de TPE (Très Petites Entreprises). La Balance du commerce extérieure français est assuré pour plus de 90% par les quelques Multinationales
(Energie, Aéronautique, Automobile, Télécommunication, Luxe, etc...). Plus de 90% d'entreprises étant constitués de très petites, de petites et moyennes entreprises en France, celles-ci
vivent à l'ombre des Multinationales pour l'essentiel de leurs activités et n'assurent pas le commerce extérieur. Peu ou pas d'investissements suffisants à l'International. En Allemagne, ce
sont principalement les entreprises moyennes industrielles qui assurent le dynamisme de son commerce international. A l'offre industrielle équivalente, les clients se tournent vers les produits
allemands, considérés comme fiables, mieux finis, robustes et les entreprises allemandes assurent une excellente qualité dans le Service Après-Vente. Que la France ne recherche son
bouc-émissaire dans l'Euro... commun à 17 pays ! La faiblesse est dans la structure mentale et culturelle, la qualité des produits et des services, le mépris et l'arrogance légendaires des
Français à l'Etranger, une vision "coloniale" du marché international...


S'agissant des Relations avec l'Afrique, la France a investi "politiquement" dans les systèmes politiques des pays en "faillite". L'Afrique Francophone est la partie du continent la plus en
retard dans le développement (en dehors des pays en conflits permanents comme la Somalie ou l'Ethiopie). Aujourd'hui, tous les pays d'Afrique se tournent vers les partenaires qui les
comprennent mieux, l'Inde et la Chine. Mais ces Puissants Emergents ne cachent pas leurs ambitions de dominer l'économie mondiale grâce aux ressources africaines (énergétiques, gazières,
minières, agricoles) à faibles coûts de revient, à la production à faibles coûts sur leurs sols (en privant les Africains de la valeur ajoutée de production et des emplois associés) et à la
commercialisation de leurs productions en Occident doté de meilleur pouvoir d'achat pour se constituer des marges financières considérables. Ainsi, par ce mécanisme, la Chine est devenue la
Première Puissance Financière du monde qui contrôle l'ensemble des dettes mondiales des Etats. La Mondialisation sans Régulation accélère le déclin de l'Occident, le statu quo en Afrique et la
forte montée en Puissance de quelques pays Pays Emergents...


 


 



veysseyre 15/08/2011 17:15



Sarkozy est arrivé juste à temps , sa politique à sauvé la France , pendant que la gauche gesticulé à contre courant sans rien comprendre au réel . Merci !! Sarko .



Nouvelle Dynamique 16/08/2011 14:36



Bonjour et merci pour la clarté de votre réaction. En effet, la situation économique et financière mondiale, des Etats-Unis, du Japon, du Royaume-Uni, et d'un nombre de pays de la Zone Euro
(Grèce, Portugal, Espagne, Italie, Irlande) demande une évaluation, une analyse et des actions en dehors de toute idéologie utopiste !  Ce ne sera pas en augmentant les impôts des Citoyens
Français ou Allemands pour faire face à la crise de la dette des pays de l'Europe du Sud que l'on réglera la dette publique de ces pays, car on risquerait d'apauvrir ceux du Nord sans
enrichir ceux du Sud. La Solution est dans dans la RIGUEUR DE GESTION et LE RESPECT DES REGLES COMMUNES pour l'ensemble des membres de la Zone Euro. Les initiatives Frano-Allemande entre Nicoals
Sarkozy et Angela Merkel vont donc dans le bon sens. La relance économique de la zone Euro en dépendra et la France est financièrement aussi bien préparée qu el'Allemagne. Et de ce fait, un pays
totalement indiscipliné dans la rigueur de gestion et la recherche des solutions dans ses propres ressources pourrait être "mis en vacances de l'Euroland". Enfin, il faudrait marquer une pause
longue dans l'élargissement de l'Europe pour mieux gérer sur des BASES SOLIDES, RIGOUREUSES, SUIVIES ET CONTROLEES des pays membres actuels en même temps qu'il faudrait accepter d'appliquer les
initiatives actuelles de la France de REGULER LA MONDIALISATION ET LA FINANCE INTERNATIONALE.