COMPRENDRE LES DEFICITS PUBLICS ET LA DETTE DES PAYS DE L’UNION EUROPEENNE

Publié le par Nouvelle Dynamique

   IMG095.jpgTous les vingt-sept pays de l’Union Européenne traversent une crise économique qui s’est répercutée sur la dette et les budgets publics depuis 2007. Les déficits publics accroissent le recours à la dette et la dette publique alourdit les déficits budgétaires. En France, le budget général et le budget social des caisses nationales d'assurance maladie, vieillesse, allocations familiales, prestations sociales diverses de 2007 ont généré un déficit général de 51,6 milliards d'euros. Ce déficit, qui n'a pas pu être compensé par des recettes publiques équivalentes, a été couvert par le recours à la dette du même montant et ainsi la dette publique de la France a atteint 1.211,6 milliards d'euros à la fin de 2007. Chaque année suivante, en pleine violente crise économique mondiale, les dépenses publiques sont devenues plus importantes pendant que les recettes stagnaient. Le déficit s'est alors accru en 2010 pour atteindre 136,5 milliards d'euros financés par la dette qui s'est alors élevée à 1.591,2 milliards d'euros. L'accroissement du déficit a donc entraîné celui de la dette. Mais la dette doit être ensuite remboursée avec des intérêts, comme pour les ménages. Le remboursement de cette dette alourdit les dépenses dans les budgets publics et contribue ainsi à accroître les déficits publics (budget général et sécurité sociale). Trois sorties simultanées de ce cercle vicieux sont alors offertes : la diminution des dépenses publiques (réaliser les budgets proches de l'équilibre en ajustant les dépenses aux recettes et en éliminant les dépenses somptuaires), l'accroissement des recettes fiscales et sociales (réforme et équité fiscales, révision des dérogations fiscales et sociales, suppression des exonérations inefficaces, etc.) et la croissance économique (pour générer de nouvelles recettes fiscales et sociales affectées à la réduction de la dette, et lutter contre le chômage et la pauvreté par l'accroissement de l'activité, de l'emploi et du revenu).

 

A la fin de l’exercice de 2007 et au début de la crise que nous traversons, dix pays sur les vingt-sept de l’Union présentaient des excédents budgétaires : Espagne (20.066 M€) ;Suède (12.318 M€) ; Danemark (10.955 M€) ; Finlande (9.314 M€) ; Allemagne (6.550 M€) ; Luxembourg (1.374 M€) ; Pays-Bas (1.048 M€) ; Chypre (537 M€) ; Estonie (402 M€) et Irlande (128 M€). D’autres, au contraire, avaient déjà accumulé d’importants déficits tels que la France (51.557 M€) ; le Royaume-Uni (43.866 M€) ; l’Italie (23.541 M€) ; la Grèce (14.524 M€) ; la Pologne (5.290 M€). Globalement, la Zone Euro cumulait alors 60.206 M€ (soit 64% des déficits de toute l’Union Européenne totalisant 94.332 M€ en Euros courants). Mais à la fin de 2010, tous les pays de l’Union Européenne, à l’exception de l’Estonie, affichaient des déficits publics allant de 129 M€ pour la Suède à 172.836 M€ pour le Royaume-Uni. La seule Zone Euro totalisait alors  550.480 M€ (soit 71% du total des déficits de 779.827 M€ pour l’ensemble de l’Union Européenne). Que s’est-il passé ?  

 

Le tableau ci-dessous révèle les évolutions de chaque pays :  

Pays PIB2010
(Millions d'Euros)
Evolution 2007-2010
(en %)
Déficit2010
(Millions d'Euros)
Evolution 2007-2010
(en %)
Dettes2010
(Millions d'Euros)
Evolution 2007-2010
(en %)
Déficit/PIB (2010) Dettes/PIB (2010)
Grèce (1) 230 173 1,4% -24 193 66,6% 328 588 37,3% -10,5% 142,8%
Italie 1 548 816 0,2% -71 211 202,5% 1 843 015 15,0% -4,6% 119,0%
Belgique 352 324 5,1% -14 355 1289,6% 341 019 20,9% -4,1% 96,8%
Irlande (2) 153 939 -18,7% -49 903 -39086,7% 148 074 212,6% -32,4% 96,2%
Portugal (3) 172 546 1,9% -15 783 195,9% 160 470 38,8% -9,1% 93,0%
Allemagne 2 498 800 2,7% -81 630 -1346,3% 2 079 629 31,7% -3,3% 83,2%
France 1 947 576 2,8% -136 525 164,8% 1 591 169 31,3% -7,0% 81,7%
Autriche 284 002 4,4% -13 169 455,2% 205 212 24,4% -4,6% 72,3%
Malte 6 246 14,4% -226 76,6% 4 248 25,5% -3,6% 68,0%
Pays-Bas 591 477 3,4% -31 979 -3151,4% 371 028 43,3% -5,4% 62,7%
Chypre 17 465 10,0% -926 -272,4% 10 619 14,7% -5,3% 60,8%
Espagne 1 062 591 0,9% -98 227 -589,5% 638 767 67,8% -9,2% 60,1%
Finlande 180 295 0,3% -4 427 -147,5% 87 216 37,9% -2,5% 48,4%
Slovaquie 65 906 7,1% -5 207 367,0% 26 998 48,4% -7,9% 41,0%
Slovénie 36 061 4,3% -2 027 9113,6% 13 704 71,7% -5,6% 38,0%
Luxembourg 41 598 11,0% -710 -151,7% 7 661 206,2% -1,7% 18,4%
Estonie 14 501 -8,4% 18 -95,5% 951 60,6% 0,1% 6,6%
Zone Euro17 9 204 316 1,8% -550 480 814,3% 7 858 368 31,3% -6,0% 85,4%
                 
Hongrie 99 702 7,1% -4 162 -11,2% 79 959 30,0% -4,2% 80,2%
Royaume-Uni 1 663 809 3,5% -172 836 294,0% 1 330 752 86,1% -10,4% 80,0%
Pologne 338 336 20,3% -26 568 402,2% 186 008 47,0% -7,9% 55,0%
Lettonie 17 954 -13,8% -1 387 1792,3% 8 027 328,1% -7,7% 44,7%
Danemark 234 413 3,0% -6 366 -158,1% 102 150 62,9% -2,7% 43,6%
Suède 360 458 5,6% -129 -101,1% 143 328 4,4% 0,0% 39,8%
Rép. Tchèque 149 818 3,8% -7 054 623,7% 57 708 38,1% -4,7% 38,5%
Lituanie 27 407 -4,1% -1 942 569,8% 10 460 116,3% -7,1% 38,2%
Roumanie 120 241 23,5% -7 742 202,5% 36 988 201,4% -6,4% 30,8%
Bulgarie 36 036 17,1% -1 160 -432,2% 5 844 10,3% -3,2% 16,2%
Hors Zone Euro 10 3 048 173 6,1% -229 347 572,2% 1 961 224 67,7% -7,5% 64,3%
                 
UE 27 12 252 489 2,8% -779 827 726,8% 9 819 592 37,2% -6,4% 80,1%

 La Grèce, l’Irlande et le Portugal cumulent toutes les fragilités économiques et financières.

 

Entre 2007 et 2010, la crise à frappé durement la croissance économique sur l’ensemble de l’Union Européenne qui n’aura connu que 2,8%. Mais la zone Euro n’a enregistré que 1,8% sur toute la période. En nous intéressant à la seule Zone Euro, établissons les repères correspondant aux moyennes réalisées dans cette zone : 2% de croissance économique ; 31% d’évolution de la dette ; 6% de déficit public et 85% de taux d’endettement public. A partir de ces repères, nous observons que : 7 pays sur les 17 de la zone Euro ont connu une performance économique inférieure ou égale à 2%. Ce sont : Irlande (-18,7%) ; Estonie (-8,4%) ;Italie (0,2%) ; Finlande (0,3%) ; Espagne (0,9%) ; Grèce (1,4%) et Portugal (1,9%). Lorsque la croissance économique est si faible, la consommation ralentit, la production baisse, le chômage augmente, l’investissement diminue et les recettes publiques liées aux impôts et taxes baissent. Mais les États continuent de faire face aux obligations de financements des dépenses publiques de fonctionnement (salaires des fonctionnaires, santé publique, éducation, défense nationale, prestations sociales, etc.) et doivent stimuler la croissance par des investissements publics importants. A recettes publiques amoindries par la crise et face aux impératifs des dépenses pour la vie de la nation, les États se sont endettés. Ils ont ainsi compensé les déficits budgétaires liés à la crise économique et à une certaine gestion publique pour certains pays par de nouvelles dettes publiques. Ainsi, parmi les grands pays de la Zone Euro, la dette publique s’est fortement accrue au-delà de la moyenne de 31,3% : Irlande (+213%) ; Slovénie (+72%) ;Espagne (+68%) ; Slovaquie (48%) ; Pays-Bas (+43%) ; Portugal (+39%) ; Finlande (38%) et Grèce (37%). La France et l'Allemagne se retrouvent à la moyenne avec respectivement 31,3% et 31,7%. L’augmentation de la dette génère des remboursements annuels plus importants et des intérêts dont les taux se sont accrus avec le temps lorsque les prêteurs (communément appelés : les marchés financiers, aidés par les agences de notation) ont intégré la prime de risque dans les taux d’intérêt pour se couvrir en cas de défaut de remboursement. Ainsi, à la fin de 2010, la charge de la dette publique dans les budgets des États a alourdi les déficits publics au-delà de la moyenne de -6% de la zone Euro et fragilisé certains pays lourdement endettés : Irlande (-32,4%) ; Grèce (-10,5%) ; Espagne (-9,2%) ; Portugal (-9,1%) ; Slovaquie (-7,9%).  Le déficit de la France s'élève également à -7% et impose à la France des mesures vigoureuses pour le baisser. Cependant la France, comme l'Allemagne, dispose d'un fort potentiel de croissance et un endettement à moins de 85% pour faire face seule à ses déficits. Mais sans l’aide des autres pays de la Zone Euro et du reste de l’Union Européenne, les 5 pays (Irlande, Grèce, Espagne, Portugal et Slovaquie) ne pourront pas revenir rapidement aux critères de Maastricht de 3% de déficit public. Par ailleurs, comparées au repère de 85% d’endettement public, l’Italie (119%) et la Belgique (97%) rejoignent les pays les plus fragiles de la zone Euro. On constate alors que la Grèce, l’Irlande et le Portugal cumulent tous les critères de fragilité économique et financière sur toute la période 2007-2010 (faible croissance économique inférieure à 2% ; progression de la dette publique de plus de 35% entre 2007 et 2010 ; déficit public au-delà de -7% et un endettement public de plus de 85% en 2010) ; ils ne pourront donc pas s'en sortir seuls. Cependant, la Zone Euro ne peut pas se passer de ces 7 pays fragilisés par les déficits ou par l’endettement trop élevés. Elle doit alors exiger plus de rigueur de gestion, plus de respect des règles de gestion publique de l’Union, plus de clarté et de contrôle dans les présentations des comptes pour que la solidarité entre les Etats et la mutualisation de la dette puissent être assurées et suivies par la nouvelle structure de gouvernance de la zone Euro. L’objectif à moyen terme du retour à un maximum de 3% de déficit public et de 60% d’endettement pour chaque Etat membre de la zone Euro doit être maintenu, appuyé politiquement et rigoureusement contrôlé pour éviter de nouvelles dérives. Contrairement au dollar américain avec l'ambition de domination de la première puissance économique du monde, et au yuan chinois qui soutient la deuxième puissance économique et première puissance émergente du monde et qui s'assigne l'objectif de conquête de celui-ci, l’Euro n’est pas une « monnaie économique et politique ». Il n’avait pas à ce jour une autorité politique identifiée pour le défendre. L’Euro est une « monnaie technique » de soutien et d’accompagnement de la stabilité des prix (par la lutte contre l’inflation) et de la croissance économique (par la stabilité et le contrôle des taux d'intérêt) de la zone Euro. La Gouvernance Politique de la zone Euro, initiée par la France et l’Allemagne le 16 août 2011 à Paris, est un étage qui manquait à cette monnaie pour contrôler étroitement la gestion publique de chaque Etat membre.  

Enfin, confrontés à un fort endettement global avec un PIB moyen supérieur de 20% seulement la dette moyenne par habitant, les Etats devront déployer des politiques vigoureuses avec des contrôles rigoureux pour ne pas léguer aux générations futures des dettes aussi importantes. Déjà, les cinq premiers pays les plus endettés de la zone Euro produisent une richesse inférieure ou égale à leur dette. Si la crise se poursuit et sans l'intervention de toute l'Europe et du FMI, il y aurait un risque que la dette continue de croître pendant que la richesse diminue.

 

Ci-dessous la situation comparée de tous les pays de l'Union Européenne :  

Pays Dettes/Hab
(en Euros)
PIB/Hab
(en Euros)
Ratio
PIB/Dette 2010
  Pays Dettes/Hab
(en Euros)
PIB/Hab
(en Euros)
Ratio
PIB/Dette 2010
Grèce (1)    30 460        21 337          0,7     Pays-Bas       22 536         35 926           1,6  
Italie    30 708        25 806          0,8     Chypre        9 630         15 838           1,6  
Belgique    31 233        32 269          1,0     Espagne       13 890         23 105           1,7  
Irlande (2)    32 321        33 602          1,0     Finlande       16 391         33 884           2,1  
Portugal (3)    14 986        16 114          1,1     Slovaquie       13 168         32 145           2,4  
Allemagne    25 526        30 671          1,2     Slovénie        2 533          6 665           2,6  
France    25 202        30 847          1,2     Luxembourg       14 998         81 437           5,4  
Autriche    24 383        33 744          1,4     Estonie           710         10 822         15,2  
Malte    10 442        15 354          1,5     Zone Euro17       23 912         28 008   1,2
                 
Pays Dettes/Hab
(en Euros)
PIB/Hab
(en Euros)
Ratio
PIB/Dette 2010
  Pays Dettes/Hab
(en Euros)
PIB/Hab
(en Euros)
Ratio
PIB/Dette 2010
Hongrie      8 072        10 065          1,2     Rép. Tchèque        5 524         14 342           2,6  
Royaume-Uni    21 629        27 043          1,3     Lituanie        3 122          8 181           2,6  
Pologne      4 881         8 877          1,8     Roumanie        1 718          5 586           3,3  
Lettonie      3 570         7 985          2,2     Bulgarie           795          4 902           6,2  
Danemark    18 464        42 370          2,3     Hors Zone Euro 10       11 586         18 008   1,6
Suède    15 451        38 857          2,5     UE 27       19 722         24 608   1,2

 

Emmanuel Nkunzumwami,

Auteur de « La Nouvelle Dynamique Politique en France », Editions L’Harmattan.

Chroniqueur sur Radio Africa n°1  et sur Radio France Bleu Picardie.

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Y.L. 03/09/2011 06:32



Une, deux, trois bonnes idées, ça passe. Plus facilement qu'une équation à trois inconnues. Mais 65 millions de bonnes idées, il devient impossible de s'y retrouver. Les acteurs économiques
fontionnent comme des individus: ils ne voient que leur intérêt("ce qui est bon pour General Motors est bon pour l'Amérique" est le paradigme de leur mode de penser). C'est pourquoi le dernier
mot doit appartenir aux politiques, et la tentation de nationaliser est naturelle. Mais son inefficacité à très court terme a été démontrée. Il faut donc résister à cette tentation, pratiquer le
contrôle "a posteriori". La manoeuvre politique a plus de ressemblances avec l'art militaire qu'avec celui des affaires. Également avec la manoeuvre d'un navire par gros temps.



Koch 29/08/2011 23:19



Il est tout de même paradoxal que notre Président Sarkozy et ses confrères et consoeurs européens s'affollent à chaque fois que la bourse s'écroule et ensuite quand elle remonte tout va
mieux,silence radio, et pendant ce temps la dette s'alourdie indéfiniment. Toutes les mesures mises en oeuvre jusqu'alors n'ont pas fait bouger d'un yota cette spirale infernale. Et pourtant nos
responsables politiques affirment à chaque fois que le problèmes vont se résiudre avec les nouvelles mesures.Tant que les grandes entreprises iront produire à bas prix dans les pays qui
exploitent l'homme et ensuite spéculeront en bourse au lieu d'améliorer les outils de production dans tous les pays d'Europe; le chomage restera la plaie béante du déficit. Peut-être serons
nous un jour obligés de  retionanliser tous les secteurs clefs de l'économie et des finances  pour lutter à armes égales avec les pays qui nous prêtent maintenant de l'argent à des taux
trop élevés. Le paradoxe est que tous les pays les plus riches enrichissent en empruntant cet argent à des pays comme la Chine (communiste de surcroît). Le capitalisme des pays riches qui
empruntent au capitalisme dEtat des pays communistes expoliteurs de leurs citoyens , çà devient vraiment n'importe quoi. Il suffirait de lancer un grand emprunt auprès du peuple
Français , voire des peuples  européens, en fixant un taux résonnable, et de rembouser ainsi nos dettes extérieures, et non pas de faire comme lors du  dernier empunt d'Etat
français, emprunter  auprès des entreprises du Cac 40, ce qui leur   a permis et encouragé à spéculer encore plus. et évidemment les a encore plus enrichi de façon
improductive, puisque ces bénéfices s'envolent dans les paradis fiscaux. Il faut cesser de pleurer à chaque fois que la bourse éternue. La grande majorité du peuple s'en moque du Cac 40. Ce
que souhaite le peuple c'est de travailler pour vivre.


Il serait intéressant de reconnaître les tenants et aboutissants de cette soi-disante crise qui devient une excuse aux mauvaises gestions des Etats.


Vous savez il n'y a riende nouveau. Pouvez-vous me citer une seule période ou le terme "crise" n'était pas une excuse pour hommes et femmes de tous niveaux et de toutes tendances
politiques qui nous ont gouvernés et  gouvernent actuellement dans tous les pays , et ceci  afin de tordre le coup aux peuples en les taxant de plus en plus pour abreuver les finances
d'Etat, et maintenir le plus haut niveau de richesses des plus argentés. Il faut arrêter cette mascarade et ces boniments sinon les peuples iront eux-même chercher l'argent où il se
trouve. Ce qui se passe dans les pays du monde en révolte peut très bien se passer un jour ou l'autre chez-nous. Cela nous pend au nez, le bruit court de plus en plus.    



Nouvelle Dynamique 31/08/2011 08:09



Votre appel à plus de raison aux Dirigeants et Peuples européens (et globalement des pays industrialisés historiques rejoints par les pays émergents) est pertinent. Dans un des articles sur ce
site -l'un des articles les plus lus-, j'avais indiqué que "la crise boursière n'est pas la crise économique" pour que la crise du capitalisme boursier ne soit pas un point de focalisation pour
les décisions des politiques publiques. La crise boursièrees principalement alimentée par des" rumeurs du jour", tant nous savons tous que les entreprises victimes sujettes à ces rumeurs ne
naissent pas et meurent sous 48 heures ! Vous avez raison en indiquant que, plutôt que d'enrichir les entreprises de spéculation internationale sur les dettes souveraines des Etats, il faudrait
se réorienter vers les Peuples eux-mêmes : aux Etats-Unis et en Europe, et même maintenant en France, les "Riches" acceptent de rendre à la société ce qu'elle leur a donné : la richesse. Car on
devient riche lorsque les peuples acceptent de reconnaître et rémunérer le talent. Donc payer plus d'impôt et de contribution à la nation relève du bon sens citoyen. Si tous les riches de
chaque pays acceptent de payer 10% de leur fortune en plus des impôts habituels jusqu'à ce que les Etats reviennent à 50% de l'endettement, sans alourdir la fiscalité des classes moyennes, la
réponse à la crise de la dette sera trouvée. Ensuite que les Etats acceptent de mener des politiques budgétaires correctes : ajuster les dépenses au recettes pour éviter de nouveaux déficits. Les
bonnes idées sont souvent les plus simples.