LA FRANCE ET LA DEMOCRATIE

Publié le par Emmanuel Nkunzumwami

Par Emmanuel Nkunzumwami
Auteur de « La Nouvelle Dynamique Politique en France »,
Editions L’Harmattan, Paris, Décembre 2007.
 
Par Emmanuel Nkunzumwami
Auteur de « La Nouvelle Dynamique Politique en France »,
Editions L’Harmattan, Paris, Décembre 2007.

 Il reste encore deux semaines pour convaincre. L’élection présidentielle est un contrat politique entre le futur président de la République et la Nation. Il s’engage et il réalise. Pour cela, il faut aller chercher les français, un à un, et leur expliquer en quoi le futur président va les aider à « vivre mieux, et vivre dignement ». Ce n’est donc pas par des combinaisons des appareils politiques que l’on convainc mais en allant rencontrer les « gens dans leurs vies » et en répondant à leurs angoisses et leurs attentes. Que les électeurs n’écoutent donc pas les démagogies, on ne vote pour un président de la République en votant contre quelqu’un… le « tout sauf sarkozy » est une injure à la démocratie et à la conscience du citoyen. Les français se détermineront par rapport à leurs propres attentes et à la confiance de l’homme qui va relever la France. Donc un vote pour un couple : un homme et un projet. Aujourd’hui, l’homme Nicolas Sarkozy et son projet de redresser la France, est un couple qui convainc. Aux électeurs d’effectuer le meilleur choix le 6 mai 2007. Et le meilleur choix, c'est bien sûr, Nicolas Sarkozy.

Par Emmanuel Nkunzumwami
Auteur de « La Nouvelle Dynamique Politique en France »,
Editions L’Harmattan, Paris, Décembre 2007.

 Le deuxième gagnant de ce scrutin est Nicolas Sarkozy. Avec 31% et 6 points d’écarts avec son concurrent, Ségolène Royal, le vote de Nicolas Sarkozy exprime de vraies attentes pour les français. C’est précisément parce qu’il a rythmé la marche de cette campagne que les français se sont retrouvés en lui. Il a été authentique, clair, franc… et s’est rapproché du peuple. Il a donc réalisé un score inconnu des autres candidats de la droite républicaine, car il incarne les changements et le mouvement, le dynamisme et la crédibilité, l’action et le résultat que les français attendent des hommes politiques d’aujourd’hui. La France de la rhétorique est derrière nous, nous voulons la France de l’action et du résultat CONCRET. Nicolas Sarkozy nous promet des résultats, alors pourquoi ne pas l’essayer. Il a même donné un agenda pour nous avant décembre 2007, s’il est élu président de la République :

- vous gagnez 165 euros de plus par mois si vous êtes rémunéré au SMIC et que vous acceptez de travailler 50 mn de plus par jour ;

- vous pouvez donner de l’argent sans contrainte et en franchise d’impôts à vos enfants, vos petits-enfants, vos neveux et nièces ;

- vous déduisez de vos impôts les intérêts de vos emprunts immobiliers ;

- vous ne payez pas plus de 50% de vos revenus en impôts directs ;

- vous pouvez investir dans des PME au titre de votre contribution à l’ISF ;

- vous pouvez cumuler un emploi et votre retraite ;

- vos enfants ne paient plus d’impôt sur leur travail étudiant, les stages d’été etc. ;

- vous pouvez débloquer une partie de vos réserves de participation ;

- vous ne subissez plus les grèves dans les services publics ;

- vous pouvez participer au jugement des délits les plus graves ;

- vous pouvez choisir l’école de vos enfants (à raison de 20% des effectifs pour la rentrée 2007) ;

- vos enfants fréquentent une école plus autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où l’on se lève quand le professeur entre dans la classe ;

- si vous le souhaitez, vos enfants ont droit à des études dirigées tous les soirs ;

- vous êtes reçu quand vous le demandez par les enseignants et le directeur de l’établissement scolaire de votre enfant. Vous recevez une information régulière sur les performances de votre enfant et celles de son école ;

- un service public de l’orientation aide vos enfants à choisir leur voie. Ils ne s’engouffrent plus dans des filières sans débouchés ;

- vous pouvez saisir le Conseil supérieur de la magistrature si vous avez été victime de la négligence d’un magistrat ;

- vous n’êtes plus placé en prison sans défense comme dans la terrible affaire d’Outreau ;

- si vous cherchez un emploi, vous bénéficiez de l’aide efficace d’un service public de l’emploi unifié, qui intervient tout de suite et vous suit régulièrement jusqu’à ce que vous ayez trouvé un emploi ;

- en cas de licenciement économique, vous gardez votre contrat de travail, qui est transféré au service public de l’emploi, et 90% de votre salaire. Vous avez la possibilité de suivre une formation ou d’essayer un nouvel emploi ;

- vos enfants ne subissent plus la précarité du marché du travail, car ils bénéficient dès le départ d’un contrat unique à durée indéterminée ;

- si vous êtes étudiant, enseignant ou chercheur, vous pouvez créer votre entreprise à partir de votre université et vous bénéficiez d’une franchise d’impôts;

- si vous habitez dans un quartier difficile, vos enfants sans qualification suivent une formation qualifiante depuis la rentrée ;

- si vous êtes entrepreneur ou profession libérale, vous pouvez donner à vos salariés des heures supplémentaires sans charge, recruter sans effet de seuil et vous ne craignez plus de ne plus pouvoir licencier en cas d’embauche.

 

 

 

Et le retour au plein emploi avec un chômage de 5% au maximum dans cinq ans. Nous avons tous compris que « aider » est une générosité publique mais avec une contrepartie de participation à l’effort de la nation  par des emplois d’utilité publique, mais aussi en attendant de retrouver la dignité par le travail. Nous n’aidons pas nos enfants en restant à la maison, devant la télévision, ou en tuant le temps dans un bistro parce qu’on n’a pas de travail… Cela déstructure les jeunes à la recherche des repères et des valeurs de la famille. Seul le travail rend digne et donne une véritable identité sociale à l’individu et à la famille… Aider les plus faibles, les plus fragiles d’entre nous, les moins chanceux, les malades, …. Oui, bien sûr. L’article 1er de la Constitution stipule que « la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale […] »… Elle ne pourrait donc se dérober de son devoir social, comme le gouvernement s’y est engagé dans le Droit au Logement Opposable !

 



Nous venons tous de vivre un fait historique de la cinquième République : le retour à une large participation démocratique à la consultation électorale majeure de notre pays. Le premier vainqueur du Premier Tour de l’élection présidentielle 2007 est incontestablement : la démocratie. Avec un taux de participation de 84,6% des français inscrits sur des listes électorales, les Français ont voulu se réconcilier avec la politique du pays et envoyer un message fort qu’ils s’étaient assoupis le 21 avril 2002 mais qu’ils n’avaient pas abdiqué à l’égard de la politique. C’est donc une excellente nouvelle pour le renouveau démocratique dans le pays. Mais les acteurs politiques y ont également contribué : Nicolas Sarkozy avait annoncé publiquement à  la Télévision qu’il ferait tout ce qui est en ce pouvoir pour que Jean-Marie Le Pen ait ses 500 signatures, à une interrogation du moment sur la non-participation éventuelle du Front National au scrutin du 22 avril 2007. Le PS a également ouvert les vannes des signatures pour les petits candidats se réclament de la Gauche et des groupes Antimondialistes. La leçon aujourd’hui est claire : Une meilleure pratique démocratique dans le pays permet de mieux accepter une défaite politique pour les perdants. Aussi, les partis de Gauche se sont effondrés ; le rescapé du naufrage aura été le Ligue Communiste Révolutionnaire avec 4,3% des voix.  L’effet Olivier Besancenot a sûrement joué en sa faveur… L’individu et ses idées plutôt que le parti LCR que de nombreux français ne connaissent même pas ! Les charmes classiques de Lutte Ouvrière et son « ancêtre » Arlette Laguillet et du Parti Communiste avec l’inusable Marie-Georges Buffet n’ont pas fonctionné : les Français ont voulu VOTER UTILE. Les vieilles recettes ne marchent donc plus. Il ne suffit pas de vilipender les patrons pour faire croître l’économie, NON. Il ne suffit plus de se déclarer l’ami intime des chômeurs, des smicards, des RMIstes, etc… pour qu’ils adhèrent… Le revenu vient de la croissance de l’activité économique du pays, et non des discours. Après, dès que la croissance sera revenue, nous réfléchirons sur les modalités du partage… Dès que l’économie aura retrouvé son équilibre, nous partagerons les fruits par les emplois. Alors, en attendant, les français ont VOTE UTILE en adressant les messages forts aux principaux acteurs politiques du pays : Nicolas Sarkozy (31%) en tête et Ségolène Royale (25,8%) en second, loin devant les challengers, François Bayrou (19,6%) et Jean-Marie Le Pen (10%), l’autre perdant éclatant du scrutin.  En fait, Jean-Marie Le Pen s’était distingué en 2002 grâce à la somnolence des électeurs du 21 avril 2002 ! Le dépit face à la politique avait touché le fond, comme si les français n’attendaient plus rien, en 2002… Mais, la nouvelle dynamique les a réveillés. La France ne peut se construire sans eux, car elle est à eux, les français. Alors, ils n’ont pas voté  « contre » mais ils ont voté « pour ». Ils ont voté pour de véritables changements dans leur vie quotidienne, pour une meilleure fin de mois, pour une garantie d’un emploi et d’un revenu, pour une reconnaissance de leur valeur sociale dans la nation, pour une France plus forte dans le Monde, pour une croissance économique comme le font les autres pays industrialisés (le Royaume-Uni, l’Allemagne, Les États-Unis, le Japon, etc…), pour une Europe plus solidaire, plus proche et plus visible, pour une véritable aide au développement dans le Tiers-Monde pour limiter les exils massifs des populations à la recherche des bouées de secours, etc… enfin pour une vie meilleure pour les familles et leurs enfants.

Publié dans emmankunz

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