L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE ET LA MONDIALISATION

Publié le par Emmanuel Nkunzumwami

Il est des commémorations qui rappellent la vaillance, la restauration de la dignité humaine, la lutte contre l’oppression, la domination de l’Homme sur l’Homme, la destruction de l’espèce humaine par des fous de la puissance, etc…  L’abolition de l’esclavage fait désormais partie des ces mémoires collectives de l’Humanité. Cette année, la France vient de commémore le 10 mai 2008, dans la discrétion médiatique comme pour cacher cette honte que l’on ose s’avouer publiquement, le 160ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans une admirable allocution de réparation de l’Histoire et pour marquer cette rupture qui l’anime pour faire vibrer tous les Français dans la fierté et dans la douleur de l’Histoire de France que nous devons tous assumer, vient de réhabiliter l’enseignement objectif de l’Histoire de France intégrant l’esclavage et la colonisation dans les Ecoles de la République. Oui, il est vrai que la Traite Négrière a enrichi les familles, les régions portuaires (Nantes, Bordeaux, etc.) mais aussi de la côte occidentale africaine, le commerce international échangeant le sang et la force humaine contre la marchandise… rendant dans ce troc une partie de l’espèce humaine comparable à des objets, à des choses qui s’échangent sur les marchés. Des bourses de valeurs où les objets échangés sont des vies humaines contre de la pacotille, des tissus, des armes…

 

Ce qui a été rendu possible depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb (fin du 15ème siècle) jusqu’en 1848 (milieu du 19ème siècle), où des dizaines de jeunes Noirs ont été arrachés à leurs familles, à leurs milieux de vie, à leur vie en Afrique, pour être exportés enchaînés, entassés ou superposés dans des navires de fortune, comme des marchandises à destination des exploitations agricoles en Amérique et dans les Antilles pour aller labourer les champs de coton, de canne à sucre, etc… Bien sûr des millions de ces Noirs sont morts sur les eaux de l’Atlantique au cours des voyages. Mais à l’instar des marchandises périmées, avariées, détruits… des objets inutilement encombrants, les corps de ces Noirs ont été jetés par-dessus bord pour finir leur décomposition dans l’eau et nourrir les carnivores marins. Mais la sauvagerie humaine ne s’est pas arrêtée sur ce traitement immonde de l’espèce humaine par d’autres hommes, puisque le 20ème siècle a reproduit, sur une courte échelle du temps, les horreurs du même ordre lorsque les Nazis avaient décrété la valeur humaine : qui l’est et qui ne l’est plus. Ce fut le temps de la Shoah entraînant la destruction des millions de Juifs et des dizaines de millions de combattants de part et d’autre de la ligne de front des Nazis. Mais si les rescapés de la Shoah et des folies des horreurs du 20ème siècle ont pu se relever, revendiquer et obtenir la restauration de leur dignité humaine, et se reconstruire, les Noirs ne sont jamais remis de l’esclavage et de la colonisation. Cependant, la restauration de leur dignité, de leur humanité, de leur existence comme composante à part entière de l’espèce humaine est indispensable pour se faire respecter et se faire reconnaître dans le Monde d’aujourd’hui. Il leur faut sortir de la commisération dégradante, de l’humiliation permanente, de la mendicité structurelle, de la résignation mentale pour revendiquer leur part d’humanité. Mais pour exister dans ce monde, il faut comprendre ses mécanismes des constructions mentales et des ressorts de domination de groupes d’individus sur d’autres.

 

En observant les  comportements des humains, quatre typologies majeures apparaissent :

1°) le groupe de l’exaltation ethno-raciale ou l’enferment idéologique de domination :

L’esclavage a pu perdurer car un groupe humain s’est volontairement enfermé dans cette idéologie de domination à travers l’exaltation ethno-raciale. Le Noirs est nié en tant qu’être humain pour pourvoir le « chosifier » et le ramener au niveau d’une simple marchandise échangeable, exportable, négociable, substituable, etc. C’est ce même mécanisme qui a engendré le nazisme ; celui-ci décrétant qu’un Juif, un Franc-maçon, un Homosexuel, un Noir, un Arabe, etc… cessent désormais d’être des Humains pour être exterminés mais aussi que seule l’appartenance au groupe « ethno-racial » arien confère la qualité d’Humain supérieur. La hiérarchisation est ainsi organisée entre les Humains supérieurs (Ariens), les Humains dominés (les autres Blancs), les Humains tolérables (Asiatiques tant qu’ils restent confinés chez eux) et les bêtes dangereuses contre les Humains à exterminer (Juifs, Noirs, etc.…). Ainsi hiérarchisée, la société humaine devrait s’organiser pour détruire les éléments nuisibles… et c’est ce groupe enfermé dans l’idéologie de domination qui s’en charge. On connaît le résultat avec des dizaines de millions de morts à la fin de la deuxième guerre mondiale. La France a également commémoré sa Libération le 8 mai, soit deux jours avant celle des Libertés et de l’Abolition de l’Esclavage. Plus tard, ce mécanisme d’exaltation ethno-raciale est reproduit aux Etats-Unis par le Ku-Klux-Klan et en Afrique du Sud par l’instauration de l’Apartheid. Et dire que l’Histoire ne laisse pas des traces dans les cerveaux de certains individus, prêts à reproduire les mêmes sauvageries, les mêmes errements, les mêmes horreurs dans l’enferment idéologique de domination de l’Homme sur l’Homme. Ces dangers sont toujours présents et ces groupes mutent mais disparaissent guère. Il est malheureux de constater que cette exaltation ethno-raciale, qui magnifie la « race blanche » est portée par les individus se proclamant « chrétiens », donc se réclamant de l’héritage d’Abraham, d’Isaac et de Jacob dont ils ont tenté d’exterminer les descendants Juifs, ou propageant la création de l’Homme par Dieu à Son image et reniant les autres hommes également créés à l’image du même Dieu. Aujourd’hui encore, les diverses formes des racismes et des différentes formes des discriminations empruntent ce couloir de l’exaltation ethno-raciale en décrétant l’état d’infériorité naturelle des Noirs, des Arabes, des Asiatiques, des Couleurs exotiques, etc.… S’agissant d’un enfermement idéologique de domination, il ne peut être combattu que par la volonté politique des dirigeants, y compris par l’instauration de lourdes peines judiciaires de condamnation des acteurs et des barbares de ces folies. Liberté, Egalité, Fraternité, Solidarité ne sont pas que des slogans mais des valeurs qui unissent les citoyens et qui en font des co-acteurs engagés dans la construction du destin commun et du bien-être partagé de tous.

 

2°) le groupe de l’instabilité ethnoculturelle ou de la domination du complexe actif :

Le groupe de l’exaltation ethno-raciale a réussi à imprimer dans les cerveaux des sous-groupes fragiles, instables, complexés, dominés, cultivant la honte de leur être, la persuasion de leur infériorité. Ces sous-groupes divers ont alors développé la focalisation sur le maître-dominant. Ils ont mentalement intériorisé le culte de l’exaltation ethno-racial imposé par la domination de ceux qui en ont un principe idéologique. Mais les représentations qu’ils s’en sont construites les poussent à vivre des déchirements permanents et l’instabilité ethnoculturelle, jusqu’à perdre leurs identités. Ils s’expriment sous diverses formes : les Noirs (africains et afro-américains), quelques asiatiques,  transforment le teint de leur peau et de leurs cheveux pour se rapprocher de ceux des maîtres-dominants. Les instruits africains ont créé des îlots dans leurs villes pour se distinguer de la masse de la population en les désignant par des noms de leur rêve : le quartier latin, New-York, etc. aux fins fonds de la misère africaine. Mais également des provinciaux du Monde occidental se feront une fierté d’aller faire du « shoping » à la capitale et s’appelleront « Parisiens » ou « New-Yorkais » ou « Londoniens » même quand ils habitent à des dizaines de kilomètres derrière la périphérie de ces grandes villes : Paris, New-York, Londres. Des jeunes filles de l’Asie et de l’Extrême-Orient exposent leur vie aux risques de paralysie de la chirurgie osseuse pour augmenter la taille de leurs jambes et se rapprocher ainsi des « top models » du mannequinat occidental. Partout sur notre petite planète terre, des groupes d’individus intériorisent le complexe actif et renient leurs identités pour entrer dans la peau et dans la vie des maîtres-dominants. Les conséquences sont terribles sur le continent africains : les corruptions, les détournements des ressources publiques, l’écrasement des pauvres par des riches… sont quotidiennement pratiqués par ces individus qui rêvent d’être riches, de posséder d’énormes maisons en Afrique et en Occident, de contempler l’impressionnant parc automobile dans leurs propriétés, de disposer des comptes bancaires bien remplis et diversifiés dans le Monde… et ainsi de ressembler au « maître-dominant blanc ». L’Africain enfermé dans cette mentalité de l’éternel colonisé se projette toujours dans l’image du « Blanc », ne jure que par le « Blanc » et porte un culte de son dieu : « le Blanc ». La domination du complexe actif voile l’intelligence de l’homme Noir colonisé, atrophie ses capacités, paralyse son action et sa création, et le maintient dans une position de mendiant structurel. Il ne pourra y avoir de développement, dans toutes ses dimensions, que lorsque les chaînes de la domination du complexe seront rompues. Le développement prend sa source dans la libération mentale.

 

 

3°) le groupe de la résignation servile ou du renoncement passif :

Face aux deux modèles précédents, l’homme écrasé aura tendance à choisir deux voies : celle de la conquête active de sa dignité et celle de l’acceptation de sa condition d’être inférieur, de la résignation et du renoncement passif. Nous retrouvons encore les Noirs africains dans ce modèle. Alors que les Asiatiques arrivés en Europe et en Amérique du Nord ont décidé de se constituer des axes stratégiques de développement dans les services (commerce, restauration, services informatiques et de télécommunications, etc.), les Noirs africains continuent de tendre la main aux maîtres-dominants : attente des aides sociales, clients-chômeurs à l’Agence Nationale pour l’Emploi, petits salariés malgré des qualifications souvent supérieures à celles de leurs maîtres-dominants, la mendicité pour le logement attribué selon des critères décidés par le dominant… et une éternelle position de demandeur de services et d’aides diverses. Aussi, renonçant à l’intégration dans les sociétés occidentales, les sous-groupes de Noirs africains s’enferment dans les guethos culturels. Dans les transports en commun, non contents d’être des minorités visibles par la couleur de leur peau, ils le renforcent par un port vestimentaire revendicatif de leurs identités, les cris dans les échanges sans se soucier de la gêne occasionnée auprès de leur entourage, ils se refusent de marcher à droite dans les couloirs de métro et dans les escaliers, et gênent la circulation des autres passagers, ils « se mettent à table » dans le métro malgré les foules immenses qui se bousculent au risque de salir les transports publics et les autres passagers, etc.. Cette incapacité et cette résistance que développent ces sous-groupes à l’intégration humaine dans les sociétés dynamiques desservent celles et ceux qui ont décidé de se battre pour exister et être reconnus comme des hommes et des femmes Noirs des temps modernes. Plutôt que d’observer les autres peuples et s’interroger sur sa propre contribution à la construction de la société que l’on décide de rejoindre, le groupe de la résignation et du renoncement passif se considère comme une victime éternelle du combat des grands, intériorise son infériorité, se résigne à demeurer pauvre et assisté, et se réfugie dans l’identité des ancêtres présumés en oubliant que le temps et l’espace ont complètement changé. Contrairement à de nombreuses contrées du continent africain où la vie est rythmée par l’alternance de la saison sèche et  des pluies, il ya bien en Occident les quatre saisons : hiver, printemps, été, automne. Les hommes adaptent leur vie, leurs activités, leur habillement, leur habitat… à ces saisons naturelles. Pour l’homme résigné, cela se complique dans son esprit et préfère se réfugier dans la passivité, en attendant que d’autres décident pour lui. Il en est également ainsi de nombreux Africains et leurs dirigeants sur le continent : l’Occident a toujours décidé pour eux et ils s’en sont contentés. Et l’on s’étonne que, près de cinquante après les indépendances, ces peuples servilement résignés n’arrivent toujours pas à décoller pendant que l’Asie, l’Amérique Latine, l’Europe centrale deviennent des challengers de la mondialisation des économies modernes. Mais pour entrer en compétition frontale avec les anciens maîtres-dominants, les acteurs des nouvelles puissances émergentes ont dépassé les modèles des trois groupes précités. Ils se sont construits des représentations positives du monde et ont appliqué le principe de « tout est possible à celui qui croit ». Et ils ont travaillé pour le démontrer ; ils forment un groupe auquel l’humanité devrait tendre pour une meilleure fraternité et une solidarité active entre les humains.

 

 

4°) le groupe de l’indifférence ethno-raciale ou la valorisation positive :

Les êtres humains sont tous des humains. On ne cherche pas à s’expliquer pourquoi l’être humain est Noir, Blanc, Rosé, Roux,  Blond, Marron, Basané, Jaune, etc. on constate que c’est un humain et cela nous suffit pour respecter sa vie. Un homme et une femme, motivés par l’indifférence ethno-racial et qui recherche la valorisation positive de l’être humain, écoute plus qu’il regarde, valorise plus qu’il ne juge, admire plus qu’il ne méprise, cherche à comprendre plus qu’il ne rejette à priori. Aimer son prochain est déjà un sport mental très difficile ; mais créer des clichés de différenciation est le moyen le plus sûr de s’en éloigner en se le justifiant. Néanmoins, chaque être humain est une source de richesse et un contributeur à l’équilibre de notre existence. Pour tous les être humains qui acceptent de s’ouvrir aux autres, d’échanger, de partager, d’entrer dans la dynamique de l’humanité, des trésors enfouis dans chacun de nous sont immenses. Mais comment les percevoir ? En écoutant et en observant, tout simplement ; sans a priori, sans parti pris, sans mépris, sans classification négative préalable. L’homme et la femme animés de l’indifférence ethno-raciale s’émerveillent des richesses dans chaque être humain et s’intéressent plus à ce qui sort de la tête, du cœur et du corps de celles et ceux qu’ils rencontrent. Les apparences physiques ne sont alors que des portes d’entrée dans la visite de l’être intérieur. On me rapporta un jour une anecdote : un étudiant africain en faculté des sciences en France s’était distingué sur une copie de mathématiques. A la remise des copies, le professeur l’avait donné pour modèle de meilleur travail et a appelé l’étudiant pour le féliciter. Quand celui-ci s’est levé, le professeur a retiré ses compliments aux prétextes que la copie n’avait peut-être pas été bien corrigée, qu’il pouvait y avoir de la fraude et qu’il allait la revoir… La note a été maintenue mais l’étudiant n’a pas eu ses félicitations. Parce qu’il était Noir.  La valorisation positive est un double effort assumé : d’une part l’être humain qui refuse le modèle de l’exaltation ethno-raciale et la focalisation sur le maître-dominant, refuse l’autocensure et décide d’exprimer ses capacités partout et devant tous, et assume sa part d’humanité pour devenir un être humain digne et respecté ; d’autre part le prétendu supérieur dans les modèles de construction humaine accepte que la couleur de peau, les origines socioculturelles supposées, l’appartenance à un espace dévalué… ne sont pas des déterminants des capacités intellectuelles et morales de celui ou celle qu’il est censé évaluer.  Néanmoins, en l’absence de cette contre-réaction, l’être humain de la classe des dominés détient la responsabilité et le rythme de cet effort. Tous les êtres humains ne peuvent pas « inventer » des mêmes techniques au même moment : les Japonais ont d’abord cherché à comprendre les mécanismes des technologies européennes et nord-américaines pour les reproduire d’abord chez-eux avant de devenir des champions de la recherches et des innovations industrielles dans tous les domaines. Aujourd’hui, ils dominent le Monde par des innovations technologiques dans l’électronique, l’automobile, l’informatique, l’énergie, etc. Les Sud-Coréens ont suivi le modèle japonais : encore pauvre et sous-développés au début des années 70, ils ont rattrapé le retard et dominent également aujourd’hui dans les composants électroniques, les télécommunications, et bientôt dans l’automobile. Les autres pays émergents suivent l’exemple : la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, Singapour, l’Indonésie, la Turquie, etc. Ils ont compris que pour se faire respecter dans le monde, il faut participer activement et apporter sa contribution à son « expansion économique » et montrer à l’ancien maître-dominant qu’il n’est plus le maître du monde. Et pour apporter quelque chose dans la corbeille de la négociation, il faut d’abord produire par soi-même. C’est ce préalable qui manque encore à la majorité des Noirs-Africains. Mais pour assumer cet effort, il faudra d’abord qu’ils se déprogramment comme groupe de la résignation servile et passive ou comme des êtres complexés, pour conquérir leur dignité et leur part d’humanité. Ensuite, ils pourront développer l’indifférence ethno-raciale pour se projeter dans une valorisation positive de leur être et se rappeler que l’essentiel de l’être humain est invisible avec les yeux. Certains chercheurs occidentaux proposent des éléments explicatifs sur le retard de développement de l'Afrique ; en oubliant que l'Afrique, c'est également 53 pays différents. Ainsi la fragmentation ethnique, intrinsèque et endogène à toutes les nations, serait un facteur négatif. Mais cette fragmentation ne freine pas la Chine, l'Inde et même n'a pas freiné le développement de la démocratie et de la puissance économique américaine. Il convient de se rappeler que les Etats-Unis ont été fondés par une multiplicité d'ethnies : françaises, anglaises, italiennes, greques, irlandaises, africaines, etc.  Mais les ethnies d'origines européennes ont su "développer l'indifférence ethno-raciale et construire une valorisation positive entre elles" pour développer l'Amérique. De même, cet esprit a fait taire les compétitions ethniques entre les diffrentes composantes de la France (Alsaciens, Auvergnats, Provencaux, Bretons, Basques, Savoyards, Picards, Flamands, Normands, etc. qui conservent encore leurs folkores, leurs langues, leurs cultures, leurs territoires,  mais qui ont développé les valeurs communes qui fondent la République. Ce que les Américains, les Français, les Anglais, les Allemands, les Canadiens, le Chinois, les Indiens, etc. ont réussi à construire, les Noirs-Africains peuvent également le réussir s'ils deviennent lucides sur eux-mêmes et développent une valorisation positive de leurs capacités. Nos portes d’entrée sont peintes avec toutes les nuances de couleurs pour égayer la diversité de la race humaine sur terre et donner la vitalité de la diversité des paysages… mais à l’intérieur de nous-mêmes, nous avons des richesses à développer, à produire et à partager. La valeur de l’homme n’est pas liée à son apparence physique, mais à sa capacité à entrer dans le Monde et à le faire bouger pour l’épanouissement de tous. L'esclavage a été aboli en Amérique en 1802, en Angleterre en 1804 et France en 1848 ; après 150 ans, il a été reconnu comme un des crimes contre l'Humanité. Aujourd'hui, descendants des esclaves, originaires des esclaves et bénéficiaires de l'esclavage devraient inaugurer des temps nouveaux de coopération, de fraternité et de solidarité pour entrer ensemble, main dans la main, dans la mondialisation dans une totale indifférence ethno-raciale et dans une dynamique mutuelle de valorisation positive.

 

Publié dans emmankunz

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